Adam Buckholz, MD et Robert S. Brown, Jr., MD, MPH
New York-Presbyterian/Weill Cornell Medical Center
Cette présentation est un extrait du Concours d'Affiches ALF 2021. Ce concours présente des affiches et une courte vidéo créées par des chercheurs en début de carrière de partout au pays sur six domaines d'intérêt pédagogique : la stéatose hépatique, le cancer du foie, la transplantation hépatique, les maladies du foie pédiatriques, les maladies rares du foie et l'hépatite virale. Les participants sont chargés de traduire des informations médicales complexes en une affiche qui peut être facilement comprise par les patients ou le public. Les affiches sont examinées par un jury formel composé de membres du Conseil consultatif médical, de membres du Conseil d'administration et d'amis de la FAL afin de sélectionner un gagnant dans chaque catégorie.

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est étroitement liée au syndrome métabolique et sa prévalence a rapidement augmenté, au point de devenir la principale cause de maladie hépatique chronique aux États-Unis. La plupart des patients atteints de NAFLD ne développeront pas d'inflammation, de stéatohépatite non alcoolique (NASH) ni de cirrhose. Cependant, il est difficile de déterminer quels patients évolueront vers une inflammation, et si la prévention de l'apparition et de la progression de la maladie est possible. Dans l'exploration des pistes potentielles de prévention, il est important de souligner la nature multifactorielle de la NAFLD. Dans sa forme la plus simple, la NAFLD résulte d'un excès de dépôts de triglycérides . La composition alimentaire, l'activité physique, la consommation d'alcool, le microbiote intestinal , l'adiposité abdominale et la génétique influencent tous le dépôt de graisse et la progression vers une inflammation. Les recommandations actuelles privilégient l'intervention la plus connue : une perte de poids de 5 à 10 %. Cet objectif peut être atteint de différentes manières, notamment par l'alimentation. Le régime méditerranéen, riche en glucides d'origine végétale (fruits et légumes), en acides gras mono-insaturés (comme ceux de l'huile d'olive) et en protéines maigres (noix et poisson), est le plus étudié et le plus souvent recommandé. D'autres options, comme le jeûne intermittent (16 heures sans apport calorique par jour), sont également prometteuses. La chirurgie bariatrique et des médicaments comme le sémaglutide améliorent l'inflammation et réduisent la résistance à l'insuline, contribuant ainsi à ralentir la progression de la maladie. Des mécanismes complexes non alimentaires pourraient également ouvrir de nouvelles perspectives en matière de prévention. Par exemple, des tests génétiques à grande échelle pourraient permettre d'identifier plus tôt les personnes prédisposées, et la modification du microbiome semble prometteuse pour réduire l'inflammation. Enfin, une meilleure sensibilisation des patients et des médecins, ainsi que des interventions de santé publique, pourraient permettre de lutter plus tôt contre cette maladie. Bien que des recherches supplémentaires soient indispensables, plusieurs pistes prometteuses s'offrent à nous pour prévenir cette maladie grave.
Dernière mise à jour le 1er décembre 2022 à 04h47